Publié le 20 Octobre 2019

   L'histoire du tatouage, aux dires des historiens et anthropologues, n'est pas facile à situer avec exactitude dans le temps. Tout le monde s'accorde néanmoins pour reconnaître que le phénomène de la pigmentation de l'épiderme est une pratique ancestrale et universelle.

 

1- Généralités

C'était le signe d'appartenance à un peuple (cas du tatouage Maori). Il fut aussi utilisé à une certaine époque pour distinguer les classes sociales ou identifier ceux qui vivaient au ban de la société.

Au fil des siècles, il prit d'autres connotations : rite initiatique, pouvoir érotique, marque protectrice chez les Japonais, Polynésiens, Égyptiens puis sombra quelque peu dans l'oubli.

Au XVIIIe siècle, le tatouage refit apparition sur la peau des marins, membres de l'équipe d'expédition du navigateur James COOK, influencés par les coutumes tahitiennes découvertes dans le pacifique. L'exhibition des tatouages devint progressivement l'objet de curiosité dans les cafés et grands salons des capitales d'Europe centrale.  

 

2- Années 70 : symbole de rébellion d'une population dite marginale

 Les premiers studios de tatouage européens sont inaugurés en plein milieu du XXe siècle, mais ne se généralisent qu’à partir des années 70. C'est une population dite marginale, composée de bikers, rockers et punks, qui choisit d'en faire un symbole de protestation et rébellion. Pour les taulards et drogués, se tatouer est un acte de dépassement de soi ou de réappropriation de son corps.

 

3-  A partir des années 90  : oeuvre d'art pour se démarquer

 Au cours des années 90, le tatouage revêt finalement une dimension plus esthétique. Les amateurs et fans de décorations corporelles sont alors de plus en plus nombreux dont les stars de la musique, du cinéma, du sport...

Sa popularisation a permis au matériel et aux techniques d’être considérablement améliorés. Et, les conditions d’hygiène sont désormais encadrées dans certains pays. Les risques jadis encourus sur le plan physiologique sont maintenant minimisés, rendant ainsi, selon certains professionnels, la pratique du tatouage plus sûre. 

 

          Toutefois, les tatouages faisant allusion à la révolte (ou rébellion) renforcent l'état d'esprit des adeptes dans ce domaine au point que ceux-ci finissent à s'identifier aux idéologies réactionnaires ou révolutionnaires. Ceci est aussi vrai pour les phénomènes de pigmentation qui expriment la vengeance et la haine.

 

 

Merci pour vos avis et réactions

Voir les commentaires

Rédigé par Audrey Ellenore

Publié dans #Société

Repost0

Publié le 20 Octobre 2019

Résultat de recherche d'images pour "image télétravail libre de droit" En France, le code du travail précise: "Le télétravail désigne toute forme d'organisation du travail dans laquelle, un travail qui aurait également pu être exécuté dans les locaux de l'employeur est effectué par un salarié hors de ces locaux de façon volontaire en utilisant les TIC" (article L 1222-9).

En effet, les technologies de l'information et de la communication (TIC) suscitent une kyrielle de modes de gestion, exploitées dans le public tout comme dans le privé. Et, le télétravail constitue l'un de ces nouveaux modes d'organisation du travail.

 

 

1- Origine et définition du télétravail

Cette formule de travail fit son apparition aux Etats-Unis, en 1950 avec le mathématicien Norbert WIENER. Décrivant le récit d'un architecte qui supervisait à distance la construction d'un immeuble, ce scientifique, considéré comme le père de la cybernétique, expliqua que ceci a été rendu possible grâce à la transmission des données. 

Le télétravail consiste donc à exercer ses tâches professionnelles à distance (à la maison, dans un lieu de coworking...) dès lors que l'employé a accès à Internet.

 

2- Comment les organisations s'approprient le télétravail

D'après une étude menée en 2006 par le cabinet LBMG Worklab sur une vingtaine d'entreprises, il y avait déjà à cette époque plus de 12% de télétravailleurs en France. 

Pour accélérer le développement du télétravail, les gouvernements de certains pays (France, Canada, USA ...) ont été amenés à prendre diverses mesures pour rendre leur cadre législatif claire et adapté à ce mode de gestion. Et, profitant de ces nouveaux dispositifs qui réglementent le travail à distance, pratiqué de façon occasionnelle ou régulière, certains employeurs et grands groupes ont mis en place des solutions flexibles en signant des accords.

 

3- Les points forts du télétravail

  • Le télétravailleur peut effectuer sa mission à temps partiel ou à plein temps, conformément à l'accord
  • L'activité peut être exercée à domicile, dans un bureau appartenant à l'entreprise ou dans un espace loué par elle
  • Le télétravail permet de répondre aux besoins de certains employés, ceux-là qui ont des soucis ou subissent des changements dans leur vie privée et que l'on ne souhaite pas perdre pour autant
  • Le télétravailleur est à l'abri des intempéries, embouteillages et remue-ménage causé par les mouvements sociaux, motifs de retard sur le lieu de travail

 

4- Quelques points négatifs 

  • Il est peu probable de développer ou garder l'esprit d'équipe
  • Vie privée et vie professionnelle se mêlent ou se croisent sans arrêt

 

Voir les commentaires

Rédigé par Audrey Ellenore

Publié dans #Web

Repost0

Publié le 5 Octobre 2019

 

D'après l’association francophone de management de projet (AFITEP), le projet c'est « un ensemble d’activités coordonnées et maîtrisées comportant des dates de début et de fin, entrepris dans le but d’atteindre un objectif conformément à des exigences spécifiques ».

Les grands auteurs, qui alimentent la collection des ouvrages et revues de management, tels que DEBOURSE et DECLERCK opposent l’activité « projet » à l’activité « opération » et présentent le projet comme une démarche spécifique qui met simultanément en évidence trois contraintes : ressources mobilisées, délai et spécifications techniques.

 

1- Les contraintes de l'activité « projet »

1-1 Les ressources mobilisées :

Il s’agit d’abord des hommes. Ont-ils les compétences exigées ? Ont-ils la motivation souhaitée ?

Ensuite, s’ajoute le budget global : est-il conséquent ? Permettra-t-il de couvrir les charges et imprévus ?

Enfin, en ce qui concerne les moyens techniques et équipements, d’autres questions mériteraient d’être examinées à ce stade : quelles sont leurs caractéristiques techniques ? Quelle est leur durée de vie ?

1-2 Le délai :

Contrainte importante d’autant plus que les contrats d’exécution de projet comportent des clauses de pénalités liées au retard relatif au lancement des produits nouveaux ou de livraison des biens/services.

1-3 Les spécifications techniques :

Entrent dans cette catégorie de contrainte la qualité, la description détaillée d’une prestation de service à exécuter ou d’un produit. On distingue aussi les hypothèses relatives à l’importance du marché potentiel, dans le cas de l’élaboration d’un nouveau produit ou la définition des besoins à satisfaire.


2- Ce qui distingue le « projet » de l'« opération »

Le projet est une forme d’organisation productive caractérisée par
des actions non répétitives, une incertitude forte, des décisions
irréversibles, une forte influence des variables exogènes, un flux de
liquidités négatif… En plus, il mobilise des experts issus de divers horizons et selon un périmètre variable dans le cours du temps.
Enfin, le projet met en évidence un processus d’apprentissage collectif et d’arbitrage unique.

Par contre, l’opération apparaît comme un modèle de production des biens et prestations de services, récurrent et stabilisé. Elle est caractérisée par des tâches répétitives, une incertitude faible, des décisions réversibles, une forte influence des variables endogènes et un flux de liquidité positif.
 

3- Approche socio-technique pour une meilleure gestion des projets
Cette vision RH de l’environnement de l’entreprise s’intéresse à deux questions principales : Quel regard faut-il porter sur les collaborateurs ? L’homme peut-il s’adapter à la vitesse de la machine ?
D'où une distinction des phases: phase avant-projet, phase de
conception du process, phases de lancement et d’industrialisation. La contribution de Frédéric LUZI (cf. Précis de gestion des ressources humaines et gestion par projet, Ed. d’organisation), celle qu’il a appliquée chez RENAULT paraît transposable à l’ensemble des contextes d’application de l’approche socio-technique.


a- Définir les étapes, actions, acteurs, instances, outils…
b- Établir un bilan de l’existant du point de vue des ressources
humaines, des conditions et de l’organisation du travail
c- Définir des objectifs ressources humaines déclinés par métier et par usine sur la base de bilans, de l’analyse de la concurrence, des
objectifs de progrès
d- Accompagner les concepteurs durant les phases de conception
e- Préparer parallèlement les futurs exploitants à la prise en main du couple produit/process
f- Assurer la mise en oeuvre de ce qui a été prévu chez le fournisseur de biens d’équipement puis dans les sites de production afin d’évaluer, corriger les écarts et atteindre les objectifs fixés dans le projet

 

Voir les commentaires

Rédigé par Audrey Ellenore

Publié dans #Technologie

Repost0